Le dosage de l'épreuve...Aller plus vite , plus loin !

 

Tout effort sportif prolongé nécessite de maitriser un dosage très précis de façon à optimiser son chronomètre final...Celà va de la course de 400m plat à  l'ultra longue distance bien sur.

Nous avons tous été témoin d'un coureur de 400m qui dépose ses adversaires sur les 200 premiers mètres et qui finalement s'écroule totalement sur les 60 derniers mètres avec vraisemblablement les muscles chargés en acide lactique.....

Sur des distances supérieures, le problème reste relativement identique; prenons un exemple : un coureur court un semi-marathon en 1h 10', meilleure performance, il court sa course au seuil anaérobie soit pour son cas précis (c'est un exemple) 90% de sa FC max, 180 puls par minute....A force d'entrainement , il a su déterminer que son seuil anaérobie est bel et bien à 180 puls.

S'il tente d'améliorer son record en partant sur des bases légèrement plus élevées, de l'ordre de 182-183 puls, il sera bien sur logiquement sur des bases chronométriques meilleures sur les premiers kilomètres mais avec le résultat quasi inévitable que ses jambes se chargent progressivement en acide lactique pour finalement l'obliger à ralentir sur le final....Au bout du compte, il aura gagné 30" aux 10ème kilomètre pour perdre 1'30" dans la deuxième moitié.....

De la même façon, en vélo, il faut être capable de maitriser (mais avant celà connaitre) ses allures critique à ne pas dépasser....Et c'est là que des outils de mesure sont les bienvenus, comme bien sur le cardiofréquencemètre mais aussi le capteur de puissance (beaucoup moins facile d'accès d'un point de vue finance).

En admettant que l'on a déterminé que son seuil anaérobie en vélo se situe à 170 puls (ce qui est mon cas actuellement...attention ce seuil évolue vers le haut grace à l'entrainement spécifique), il faut être capable de réaliser son contre la montre (sur un CD) sur cette base et si possible jamais au delà (ou en tout cas le minimum), c'est à dire que sur un parcours plat, c'est simple, sur un parcours vallonné, c'est plus subtil, il faut être capable de se retenir suffisamment en cote pour rester sur une valeur très proche de 170 puls alors qu'on peut se donner l'impression dans les parties faciles descendantes de rouler à fond car en fait l'intensité d'un point de vue puls ou watts reste ciblée sur le seuil anaérobie.....

Il faut donc apprendre, sur les entrainements spécifiques de préparation à la compétition notamment, à maitriser le plus précisemment possible son allure, et mettre en rapport direct ses sensations à l'intensité de l'effort vérifiée par les outils de mesure que sont les chronos, cardiofréquencemètre et capteurs de puissance....car le jour de la course, on a pas forcément toujours son cardio sur soi et il faut savoir se maitriser malgré tout !

On réalise théoriquement une meilleure course en négativ-split, c'est à dire en accélération progressive plutot que l'inverse...(bien sur l'allure de départ est déjà élevée mais sous maximale ....168 puls au lieu de 170 par exemple !)

Ensuite, existe le problème de la course, est ce raisonnable de "laisser partir" un petit groupe sous prétexte qu'il est sur un rythme un poil au dessus....toujours un vaste dilemne, mais il est évident que sur du très long, si on s'accroche à plus fort que soi sur de grandes durées, on aura plus que ses yeux pour pleurer en course à pied !

Bonne réflexion sur le sujet.....OJ

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