Faire le gros du volume en vélo, pourquoi ?

Le triathlon est un sport qui necessite une longue "période d'incubation", pour moi il faut bien compter dix ans de pleine pratique pour espérer atteindre son top niveau personnel.

Nous le savons, c'est bien plus souvent la course à pied qui génère des blessures contrariantes dans la continuité de l'entrainement.....Certains athlètes coureurs à pied sont même obligés de stopper leur sport de prédilection pour cause de blessures à répétitions !!

Il s'agit donc de se préserver physiquement pour durer dans le temps , et ce n'est pas toujours évident selon la discipline choisie.....Le triathlète de par la multiplicité des pratiques a lui le choix de se préserver plus facilement, il est illusoire de penser qu'un triathlète a besoin de courir autant qu'un coureur à pied,n rouler autant qu'un cycliste et nager comme un nageur.....Il faut prendre en compte le fait qu'un triathlète qui s'entraine 15h par semaine (ce qui est bien sans être énorme) fait un volume équivalent au cycliste qui roulerait 450 km/sem ou un coureur qui ferait 180 km/sem....Bref, celà devient de ce point de vue de l'entrainement de haut niveau (d'ailleurs d'un point de vue médical l'entrainement de haut niveau est validé à partir de 8h/sem)...

Il faut bien comprendre un point fondamental, c'est que les heures de vélo ont un effet extrêmement bénéfique sur le volume cardiaque, la vascularisation musculaire au niveau des jambes....Pourquoi certains cyclistes qui n'ont jamais courru de leur vie sont souvent spontanément d'excellents coureurs (s'ils sont suffisamment légers bien sur), tout simplement parce que passée une petite adaptation (tonicité de la foulée), ils ont "la caisse" et surtout un foncier dingue (je parle notamment des ex-pros cyclistes).

C'est là que je veux en venir, certes il faut courir pour s'améliorer en course à pied, mais dans le discours de beaucoup, il semble que si on ne court pas on perd tout !!....Faux, archi faux ! Si l'athlète maintient un gros travail en vélo, il maintiendra une super condition physique.

Dans une formation d'athlète qui vise le long terme, lorsqu'on se sait fragile musculairement ou "tendineusement", la prudence doit être de rigueur, pour ma part, j'ai toujours eu quelques soucis légers (tendinites diverses) sur les périodes d'hiver (novembre à janvier en général), j'ai du coup pris l'habitude de patienter l'hiver par plus de vélo, peu de course à pied en sachant qu'au retour du printemps, je pourrais à nouveau courir plus !

Pour les jeunes qui sont encore en pleine croissance, j'aurais envie d'insister sur le fait que c'est eux qui doivent accentuer d'autant plus le travail foncier en vélo pour préserver leurs articulations, tendons...etc...

Je dis souvent que ce que je préfère pratiquer c'est la course à pied (et c'est vrai), c'est pourtant ce que je pratique le moins, et je me méfie des allures rapides !!

Il y a la théorie ou on sait qu'il faudrait faire tant de course à pied, tant de vélo et le terrain qui impose de la jouer "prudence" si on veut durer et donc accentuer les heures de vélo !!

Plus précisemment, pour la préparation Ironman, (j'en parle dans les articles spécifiques) il faut bien comprendre qu'un gros volume vélo s'impose si on veut au moins attaquer son marathon dans de bonnes dispositions....Un gros niveau marathon ne vaut pas un clou si le vélo est vécu comme épuisant !...

Voilà, c'était une petite réflexion en passant...

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Commentaires : 2
  • #1

    Corbel S. (mardi, 01 avril 2014 09:53)

    Voilà un article qui me parle tout particulièrement, étant sujet à tendinites à répétition. Merci !

  • #2

    Ludion (lundi, 11 août 2014 14:24)

    ".Un gros niveau marathon ne vaut pas un clou si le vélo est vécu comme épuisant !... "
    Tout est dit !!!