Les filières énergétiques (simplifié au maximum)...

     Je vais tenter par une simplication maximum de faire comprendre à chacun les quelques bases concernant les filières énergétiques, je raisonnerai plus en terme de temps de maintien d'effort plus que de distance, ce qui n'a pas de valeur si on considère les énormes différences de niveau entre les personnes...

 

Il exite trois grands domaines énergétiques (qui bien sur s'entrecroisent), chaque filière énergétique est caractérisée par sa puissance (débit maximal d'énergie) et sa capacité (réservoir maximal énergétique du système en question, nous verrons celà par des exemples concrets):

 

La filière anaérobie alactique (sans besoin d'apport d'oxygène, et sans production d'acide lactique)

Ce type d'effort est réellement le sprint pur, la durée à pleine puissance du système se situe aux alentours des 7-8", soit 60 m de course à pied, 15m de crawl etc...Il n'est ici absolument pas question de retenir son geste, l'effort est maximal, on ne peut accélérer....L'essouflement est relatif et ne survient qu'après l'effort (qui peut très bien être réalisé en apnée), il n'y aucune production d'acide lactique, la récupération complète avant de reproduire un effort équivalent doit par contre être très long par rapport avec la durée d'effort (2' env et relativement passive).

La capacité anaérobie alactique se traduit par la durée maximale du système, elle se situe aux alentours des 15-20", cet effort est toujours maximal et peut être considérée comme la "résistance" à la vitesse pure, celà correspond en distance au 25m sprint pour un petit nageur ou alors le 200m course à pied pour les meilleurs spécialistes mondiaux (au delà la production d'acide lactique commence à survenir...on attaquerait la filière anérobie lactique)

 

La filière anérobie lactique: domaine ou le système de transport d'oxygène n'a pas le temps de se mettre en place et ou par contre la production de déchets lactiques est importante.

La puissance anaérobie lactique se situe des efforts maxi d'une durée de 20-30" (soit le temps nécessaire à parcourir un 200m pour un coureur moyen ou un 50 m nage libre....On le voit , une même course n'est pas forcément courru dans la même filière énergétique selon le niveau: un nageur record du monde fait 21" au 50m (capacité anaérobie alactique donc sprint absolu) alors qu'un mauvais nageur à 50" au 50m sera lui en capacité anérobie lactique, déjà une obligation de doser l'effort...ça n'a rien voir !)

La capacité anaérobie lactique, c'est donc la durée (réservoir, résistance) à laquelle on peut maintenir une intensité très élevée avec forte production d'acide lactique, elle se situe aux environs (fourchette) de 30" à 2', soit une distance de 300m de course à pied à 800m dans les distances max (niveau mondial), ou 50m à 200m en nage libre....Ce sont logiquement les efforts les plus durs car très douloureux au niveau de la production lactique, également suffisamment longs pour que le pouls puissent monter à un rythme maximal, l'essouflement est extrême à l'arrivée !....

La filière aérobie, (celle qui nous concerne le plus en triathlon), ou l'effort peut être maintenu longtemps par l'apport d'oxygène qui permet un équilibre stable, un pouls d'effort constant et une aisance relative.

Ici de la même façon, nous avons la puissance aérobie, et la capacité aérobie.

La puissance aérobie peut se subdiviser en deux parties :

La PMA, la puissance maxi aérobie (watts), qui équivaut au VO2 max (volume maxi d'o2 consommable) ou encore VMA, vitesse maximale aérobie (en m/s).

L'effort à PMA peut être maintenu 6-12' selon le niveau d'entrainement, le pouls est maximal, la production d'acide lactique est importante et reste le facteur limitant qui limite la durée d'effort .

Cet effort correspond au test de cooper, test de 2000m- 3000m ou encore test progressif sur piste dont l'objectif est de vous ammener à déterminer votre PMA, VMA, VO2 max.

Le seuil anaérobie ou plus simplement SV2 (seuil ventilatoire 2) ou encore FTP, puissance légèrement inférieure à la PMA, est la qualité, ormis un VO2 max élevée, fondamentale dans les sports d'endurance.

Ce seuil se situe à environ 85% - 92% de la frequence cardiaque max (si l'on travaille au cardiofréquencemètre), sa particularité est d'être une allure d'endurance soutenable sur de longues durées (env 2h), une allure intense ou la production d'acide lactique est effective mais l'élimination de ce même ac lac. s'équilibre.....C'est donc un seuil critique d'équilibre lactique.....Tout le jeu consiste donc pour un athlète d'endurance à améliorer, donc réhausser ce seuil, afin d'améliorer sa vitesse de course d'endurance spécifique...

 

Le seuil aérobie, qui correspond à une intensité encore inférieure (de l'ordre de 70% de FC max), ce seuil est disons l'intensité minimale au dessous de laquelle il n'est plus trop nécessaire de s'entrainer, c'est l'intensité à laquelle le coeur fonctionne à plein régime (au niveau volume) et donc se dévellope de façon optimale...C'est aussi l'intensité ou l'athlète d'endurance passera le plus de temps, allure foncière par excellence.

C'est bel et bien au seuil aérobie et pas plus haut que l'entrainement foncier doit se faire, d'ou l'importance de bosser au cardio et éviter de faire des erreurs d'intensité !

 

Un article sur ce sujet : http://www.rollerenligne.com/articles-1315-2-entrainement-les-filieres-energetiques.html

 

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Commentaires : 1
  • #1

    David Lepinay (mardi, 18 juillet 2017 22:05)

    Bonjour,
    Je suis apneiste et cherche à determiner quelle(s) filiere(s) je dois privilegier pour ameliorer mes perf en apnée dynamique horizontale (plus longue distance possible en piscine).
    Pouvez vous eclairer ma lanterne?
    Merci pour le topo filiere!