Les grosses erreurs à éviter

 

Rappelons d'abord quelques principes de base :

 

L'organisme récupère très vite (1 à 2') d'un effort de sprint court (6-10"), par contre ces types d'effort peuvent laisser des traces au niveau musculaires étant donné la violence (intensité de ces derniers).

Il récupère également assez rapidement d'efforts type fractionné VMA au point de vue énèrgétique (24h) ou la perte de glycogène musculaire reste minime.

L'effort le plus long à récupérer étant l'effort continu à intensité forte, comme une course à pied de 20 kms (compétition) ou encore un triathlon CD à moyenne distance ou logiquement les réserves de glycogène musculaire sont épuisées, la récupération d'un point de vue purement énergétique là encore prendra plusieurs jours (3)...

 

Une idée reçue que l'on retrouve beaucoup, ce sont les gens qui ne font plus de séances qualitatives à l'approche d'une course pensant ne pouvoir récupérer suffisamment et se griller avant la course, du coup ils font des sorties longues à allure soutenue pour se rassurer....Bilan : épuisement partiel des réserves de glycogène musculaire et donc manque de carburant le jour de l'épreuve, fin de course difficile...A l'inverse, celui qui dans les 3 derniers jours continue à s'entrainer très souple, technique avec quelques sprints courts (6-10") voire quelques accélérations en VMA de 30-40" ne tapera pas dans ses réserves, et tournera à plein le dimanche.....

 

Nous avons tous connu, des sorties (vélo d'ailleurs) ou le train, d'entrée, est soutenu et ou pendant deux-trois heures, on reste en prise importante, pas de temps de relâche, la sortie est vécue comme une épreuve, la consommation de glycogène est maximale et on rentre chez soi souvent bien "déglingué" voire en hypoglycémie.....C'est pour moi, le genre de sortie à éviter, on ne travaille pas la puissance puisqu'on est sur un train soutenu mais non maximal, on ne travaille pas proche du seuil aérobie (130-150 puls/min selon âge...) puisqu'au dessus, on ne fait qu'épuiser ses stocks énergétiques, rester sur une fatigue importante pendant deux trois jours après avec le danger de se remettre ça aussitôt et rentrer ensuite dans un sur-entraînement chronique !! C'est sûrement la pire erreur à éviter pour un sportif d'endurance....Je sais de quoi je parle car j'ai fonctionné un peu comme ça dans mes débuts et j'étais globalement toujours en état de fatigue.

 

En vrac, les autres erreurs à éviter :

- S'entraîner deux trois fois par jour, oui, c'est possible et nécessaire dans le cadre du triathlon, par contre, savoir changer d'orientation énergétique sur chacune de vos séances....Savoir s'investir physiologiquement sur une partie incontournable de la séance et savoir mettre son attention sur un autre registre (technique) sur une autre partie de l'entrainement. Exemple en vélo : j'ai dix bosses à faire de 30" à bloc assis, le reste est effectué au seuil aérobie et en technique de pédalage rond !....On ne finit pas à se déglinguer la tronche sur 25 bornes à bloc !

- Faire un séance au seuil anaérobie (seuil critique) le matin en vélo avec 20*100m en nat le midi allure 1500m, et 6*1000 m sur piste le soir à allure de 10 000m....Là , pour le cout, on se cogne trois séances sur la même filière énergétique dans la journée....Epuisant physiquement et moralement par excellence.

- Pas de séances épuisantes (sur les stocks de glycogène musculaire) sur les trois jours précédents une course sous peine de panne dans le final.

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