L'impact de l'entrainement sur la perte de poids....

 

L'entrainement Sportif entraine une consommation accrue d'énergie, ce n'est un secret pour personne....On brule des calories.

Plus l'intensité de l'entrainement est grande et plus le débit d'énergie induit est important, ce qui veut dire évidemment que sur une durée de 2 heures de vélo par exemple, on brulera une quantité d'énergie bien supérieure à 40 km/h qu'à 30 !

Par contre, lorsque l'intensité est élevée à l'entrainement, on puisera préferenciellement dans la filière des glucides et donc le muscle consommera en priorité le glycogène (sucre complexe stocké dans le muscle) car c'est le combustible dont le rendement est le meilleur (on va dire que c'est notre super).

A l'inverse, l'entrainement à des intensités plus faibles, en endurance de base (seuil aérobie, fréquence cardiaque de l'ordre de 70% du max), ne nécessite plus trop de consommer son "super" mais peut travailler sur le "diesel", c'est à dire les graisses...Dans ce cas de figure, une plus grande proportion de graisse en tant que combustible est "brulé" par l'organisme à l'effort au profit d'une relative économie des sucres stockés dans le muscle et le foie.

Partant de ce postulat, on doit pouvoir conclure que....perdre du poids à l'entrainement c'est s'entrainer à de faibles intensités....C'est vrai, mais c'est simplement vrai pendant l'entrainement...

Si l'on considère qu'un triathlète s'entraine en moyenne 2 h par jour (ce qui n'est pas mal !), il ne s'entraine donc pas pendant les 22h restantes ou sa consommation d'énergie sera directement lièe à son métabolisme basal....Le métabolisme de base étant le besoin en calories nécessité par l'organisme pour assurer son fonctionnement pendant une journée. (voir article réferent : http://obnet.chez-alice.fr/p02522.htm )

 

Or, on comprend bien que si l'on arrive à augmenter son métabolisme basal (MB), on augmentera significativement sa consommation des graisses sur les 22h restantes de période de repos (de non entrainement)....Il se trouve que l'entrainement intensif, musculation, travail intermittent de fractionné...etc... tend à augmenter ce fameux MB, la meilleure preuve, c'est qu'on a souvent moins froid, voire chaud la nuit, le pouls de repos est légèrement plus élevé...Tout celà contribue à augmenter les consommations d'énergie sur les périodes de repos (non entrainement)....

A l'inverse, celui qui s'entraine exclusivement sur du travail au seuil aérobie va certes consommer ses graisses à l'effort mais va aussi voir son pouls de repos baisser, et voir son MB globalement diminuer et donc bruler moins de calories sur les 22h restantes de repos relatif.....Ca fait réfléchir, ça , non ??

 

Une petite chose à savoir : Le cout énergétique de la course à pied est quasi invariable selon la vitesse de course et vaut : 1 kcal consommé/ Km parcouru/ kg de poids de corps.

 

Ce qui veut dire qu'un athlète qui pèse 70 kg consommera 700 kcal pour 10 kms parcourus....Si l'on considère qu'un athlète peut courir avec un débit d'énergie maximum donné (lié à son VO2 max et au seuil anaérobie), on comprend que mathématiquement si le poids de l'individu diminue (débit d'énergie restant constant), le temps de course en sera d'autant diminué....En réalité, il est calculable qu'un kilo de graisse superflu coute environ 5" par kilomètre à l'athlète sur un effort aérobie....soit 50" au 10 kms (ou environ 200m) et 3'30" sur un marathon....Il faut parfois se demander s'il ne vaudrait mieux pas commencer par perdre du poids plutôt que de s'entrainer !!...

 

Quelques petites astuces pour augmenter son métabolisme de base et ainsi faciliter sa perte de poids : http://entrainement-sportif.fr/metabolisme-de-base.htm

 

Voir aussi le cout énergétique de la course à pied : http://entrainement-sportif.fr/calories.htm

 

OJ

 

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