Capteur de puissance....Savoir travailler précis....Progresser dans sa gestion d'effort

 

  J’ ai utilisé depuis juillet 2013 une roue arrière équipée d’un moyeu Powertap, je l’utilise à 90% à l’entrainement, car je considère que c’est surtout à l’entrainement que cela est utile pour affiner sa connaissance de soi, affiner ses sensations et maitriser mieux ses allures d’entrainement puis de course !!

 

J'utilise dorénavant un capteur de puissance Rothor au pédalier (le LT power), j'en suis parfaitement satisfait et je peux desormais utiliser n'importe quelle roue derrière (lenticulaire, etc...)

 

Je me suis aperçu d’une première chose, c’est que lors des séances de fractionné vélo que je fais régulièrement, j’avais une facheuse tendance à mettre trop de pression sur les premières secondes pour tendre à m’écrouler un peu sur les dernières (exemple : sur des 1’ en VMA, je démarrais a 500-550 watts pour finir à 350 !!).

 

Deuxieme observation sur une sortie longue type aérobie pure, je roulais à environ 190-200 watts de moyenne pour 130 puls et 33 kmh, mais avec des pics a 350 watts en cote faux plat et des molles à 100 watts voire moins en descente avec du coup  bien sur des pulsations en dent de scie qui grimpaient à 140-145 en cote pour tomber à 110-120 en descente ou parties roulantes…

 

J’ai donc travailler sur les puissances uniquement pour comparer les choses : Passer les bosses en douceur à 240-260 watts (on est tout de même un peu obligé d’en remettre un peu) et rouler en descente et portions vent arrière en conservant les 200 watts si possible….Du coup, mes puls sur la durée sont beaucoup plus linéaires (fourchette de 10 puls maximum) , pas de débit d’énergie fort à aucun moment de la sortie, les longues sorties se passent comme bien plus faciles et courir après le vélo est du coup un jeu d’enfant !!...Sans compter que ma vitesse moyenne sur la sortie est généralement plus élevée….Le principe reste evidemment le même sur toutes les distances, que ce soit du contre la montre de 10’ de durée comme 180 kms, l’optimisation vitesse/ débit d’énergie se trouve là : Pas de pics de puissance, vitesse, puissance, pulsations régulières !!....Par contre evidemment, il faut accepter le fait d'être en prise constante sans réelle relache !!

 
  • Décallage frequence cardiaque/ puissance instantanée

 Sur ce graphique ou j'ai conservé uniquement la puissance en jaune et la fréquence cardiaque en rouge, on remarque sur cet exercice fractionné intermittent qu'il y a un décallage temps non négligeable entre la réponse en watts (immédiate) et la courbe FC de l'ordre de 20 à 30", ce qui fait que sur du travail de 30"-30" par exemple, le repère cardiaque n'a que peu de valeur puisque totalement décallé.....L'interet d'une réponse immédiate est surtout de maitriser son allure dans les premières secondes, pour ne pas s'enflammer et se mettre dans le rouge ! Jusqu'ici il m'arrivait très courramment sur les triathlons et duathlons de monter sur le vélo et de faire un premier 1000 à 450 watts sans aucun doute....C'était une grossière erreur, rien de tel pour se charger d'acide lactique d'entrée et se la garder jusqu'au bout !!

  

Ce tableau récapitulatif de toutes les séances réalisées et enregistrées sur Poweragent donne d’excellents repères sur les deux critères de base fondamentaux « puissance fonction du temps d’effort »…

 

Grace à ces courbes et au fil des semaines et des diverses intensités d’entrainement, on crée en quelque sorte son profil, et cela permet d’affiner considérablement la connaissance de soi et la chiffrer….Pour ma part, j’arrive à mieux maitriser mes allures cibles, je sais que lorsque j’attaque un chrono d’une durée probable d’1’30 sec, je peux l’attaquer à environ 550 watts serein, je finirais dans l’allure, si la durée prévisible est de 30 sec, je mets 800 watts et ça passe, si la durée est longue de l’ordre de 20 à 30’ alors 320-330 watts sera ma limite probable… !!

 

Le capteur de puissance m’a indéniablement bien aidé à réaliser une belle course sur Royan (half ironman) en septembre 2013, un dosage pile-poil a 260 watts de moyenne en vélo soit 37.5 kmh avec un vent fort traversier et une belle course à pied en état de fraicheur absolu….

 

  • Les données disponibles sur les graphiques :

 

 

Il suffit pour plus de lisibilité de cocher ou non les paramètres que l’on souhaite voir apparaitre, on peut de fait faire sa propre étude sur l’effet de tel et tel modification, exemple conserver la puissance en baissant sa cadence de pédalage : effet sur les pulsations ?....etc…etc..

Attention si vous souhaitez (et il le faut) exploiter vos données puissance en live sur le vélo penser à régler votre affichage en moyenne sur 10" sinon vous n'arriverez pas à suivre votre puissance réelle instantanée !!

 

Voilà, pour conclure, je dirais qu’à choisir entre un vélo de haute gamme et un bon vélo équipé d’un capteur de puissance fiable, pour moi, la question ne se pose pas, d’autant plus pour quelqu’un qui démarre et qui souhaite réellement approfondir la question et progresser sur du long terme….Je constate malheureusement que les gens veulent d’abord avoir un beau cadre, des roues soit disant performantes mais ça me semble pas être le plus important et de loin …. !

Personnellement, j'ai des tas de roues différentes, (lourdes et légères) et lorsque j'ai de bonnes jambes, je peux faire de bons chronos avec n'importe lesquelles sans distinctions et sans différences notables....Donc sachez vous régler avec du matos fiable, et pensez régularité d'allure en course !!

OJ

Ps: a lire également, article très complet (a 100% en accord avec ce que je dis ici) : http://www.entrainement-cyclisme.com/blog/cyclisme-capteur-de-puissance.html

et aussi sur les derniers Ironman "Kona":

http://www.trimes.org/2014/12/03/lecons-de-kona-ironman-hawai-comment-doser-le-velo-sur-un-ironman/

 

Plus d'infos : Contactez moi : olivierjournaux@neuf.fr

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Commentaires : 4
  • #1

    favreau (lundi, 17 mars 2014 21:24)

    ok je te rejoint sur tous les points, reste a déterminer la pma , sur combien de temps 5' , 10' , par paliers comment ?

  • #2

    OJ (mardi, 18 mars 2014 09:11)

    Moi, je ne fais pas de tests de VMA etc, je pars plutot du principe que le temps de soutien à VMA se situe aux alentours de 6'-8', que le temps de soutien au seuil anaérobie est environ l'heure de course et donc par tatonnement à l'entrainement et grace à la courbe "pic de puissance", je détermine une approche de terrain certainement très exacte de ces valeurs....J'ai fait jadis des tests labo ou on me certifiait que mon seuil anaérobie se situait à 170 puls...or, je tenais 2h à plus de 180...cherchez l'erreur !...:)

  • #3

    OJ (mardi, 18 mars 2014 09:36)

    Ca pourrait d'ailleurs être le thème d'un prochain article : Connaitre ses seuils critiques, savoir se tester à l'entrainement, tests de terrain...Le principe est aussi que toute séance est un test en soi, même une sortie cool par exemple à 130 puls donne un résultat...exemple deux séances identiques dans les memes conditions à 130 puls peuvent donner des résultats (moyennes, sensations...)bien différentes, à chacun d'en tirer les bonnes conclusions !

  • #4

    Karleigh Mercer (mardi, 03 janvier 2017 13:13)

    Ratione sint officia est est consequatur quaerat eos aliqua. Dicta consequuntur aut proident, culpa.