Allures d'entrainements...

 

oj 1617Un athlète d'endurance doit toujours savoir ce qu'il fait et sur quel registre il travaille, celà fait partie de l'autonomie du sportif.

Que ce soit un endurant "court", coureur de triathlon sprint, ou endurant "long" (ironman), on est toujours dans le domaine du sport d'endurance.

Certes, l'endurant "court" sera plus prêt au niveau de l'effort de son VO2 max (de l'ordre de 92-95%) sur la durée totale de l'effort, certainement pour les coureurs de haut niveau légèrement au delà du seuil anaérobie (seuil qu'ils ont très haut !).

Le coureur d'Ironman même de très haut niveau restera sur des pourcentages de VO2 max nettement plus réduit (de l'ordre de 80-87% selon le niveau de préparation et de toutes façons à des intensités inférieures au seuil anaérobie !

Bien sur un triathlète à 11h et + sur ironman, sera sur des pourcentages encore bien inférieurs de VO2 max en course (70 peut etre)

Tout ça pour dire que quelle que soit sa spécialité (long ou court), un triathlète doit avoir un tronc commun dans sa préparation.

Pour moi, il apparait fondamental de ne jamais négliger le travail de VMA (vitesse maxi aérobie) même pour un coureur d'ultra long, c'est aussi ce qui lui permettra de progresser sans cesse au lieu peut etre de regresser au final. (c'est un exemple).

Il me semble important de travailler au cardiofréquencemètre au quotidien surtout sur ses premières années de tri, lorsqu'on a besoin de se connaitre , de maitriser ses allures et y adjoindre une sensation et des chronos.

 

Comme nous l'avons vu ici: http://oj-triathlon17.over-blog.fr/pages/Lentrainement_dendurance_de_basele_foncier-4730305.html , le seuil aérobie, seuil d'entrainement aérobie de base, ou le gros du travail foncier doit être fait, se situe aux alentours très proche des 70% de FC max soit environ 140 puls pour un sénior d'une trentaine d'année ( pour info, il faut savoir à combien se situe son pouls Maximal...qui n'est absolument pas forcément à 220-age comme il est écrit partout, pour le connaitre il faut se tester ! (le bon test pourrait être un test de VMA sur piste ou si l'on va au bout de soi, on peut à ce moment considérer qu'on arrive à sa FC max)

 

De celà, on peut déjà considérer qu'une sortie longue en endurance fondamentale doit se faire au seuil aérobie (ni au dessous ni au dessus), on pourrait l'appeler l'allure A1.

 

La deuxième allure type à travailler, c'est le seuil anaérobie, seuil critique d'accumulation des lactates dans les muscles, c'est une allure d'équilibre ou la production d'acide lactique est bien présente mais l'organisme arrive tout de même à en éliminer autant qu'il en produit...L'effort au seuil anaérobie peut donc durer (en  course) entre 45' et 2 h 30 pour les plus entrainés !

On peut considérer pour simplifier que nous sommes là à l'allure A2.

 

En allant vers l'intensif, on passe inévitablement par l'allure VMA, vitesse maximale aérobie, ou puissance maximale aérobie dès l'instant qu'on parle en watts, vitesse atteinte à consommation maximale d'O2, allure d'entrainement que l'on tient évidemment moins longtemps en épreuve (un athlète est capable de la soutenir entre 6' et 12' selon niveau de préparation...soit test de 2000m à 3000m course à pied).

Sur cette allure, la frequence cardiaque est maximale si l'effort est maintenu suffisamment longtemps....2' à 3'.

Dans les faits,la FC max est rarement atteinte à l'entrainement car le travail de VMA se pratique sur du fractionné assez court (20" à 1'30 " d'effort ou encore 100m à 500m à pied en répétitions)....

Pour conclure, cette allure sera appelée VMA ou allure A3.

 

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